Pendant que les filles profitent de leur journee, avec au programme massage, acahat de moulte epices ballade en elephant, les garcons s aventurent donc dans la jungle indienne...
Mardi 18, 4h50. Quentin arrive en bus à Kumily. Le gérant de l’hotel passe le prendre à la gare routière en Hero Honda (best seller et plus stylée moto d’Inde, hyper pouissante).
5h00, lever pour les garçons, pour une journée de safari-treck dans le « tiger reserve of Peryar » . Autant dire que pour Quentin, la nuit a été légèrement écourtée…
Un jeep 7 places tout neuf nous attend devant notre guest house. Nous partons enfin pour une journée qui s’annonce pleine d’émotions.
Arrivés devant les portes du parc, nous attendons avec la dizaine d’autres 4X4 de touristes que notre chauffeur paye l’admission, puis nous pénétrons enfin dans l’antre mystérieuse et envoutante de la jungle indienne.
Le chemin vers notre point de ralliement est ponctué de brefs arrêts ou notre chauffeur tente de nous montrer, avec plus ou moins de succès les animaux qu’il aperçoit. Nous avons alors découvert les facultés extra-sensorielles des indiens qui voient un éléphant là ou il y a un buisson orange, ou encore une panthère noire à plusieurs kilomètres. Qui sait ? C’est peut être « the Sentinel » en fait. Notre patience est finalement largement récompensée lorsque passe à quelques encablures de nous, la patrouille des éléphants (oui oui, celle du livre de la jungle !), marchant au pas, avec flegme et nous ignorant presque.
9h, formalités administratives expédiées, le petit déjeuner nous est servi. Sans doute l’un des tous meilleurs, mi-continental, mi-indien. Pour ne rien gâcher, le cadre est magnifique : terrasse au bord d’un lac entouré de végétation luxuriante, le tout inondé d’une lumière matinale chaleureuse et réconfortante.
9h30, le guide nous est présenté. Il est petit, porte des tongues, et nous conseille de mettre des guêtres pour nous protéger des sangsues. Autant dire qu’il nous charrie…
C’est alors parti pour 3h de treck mémorable. Le guide sait ou il va, nous moins. Après quelques minutes, le groupe s’enfonce profondément dans la foret, ou des oiseaux sifflent d’étranges mélodies. On s’aperçoit très vite de l’utilité des guêtres, le guide sale nos chaussures pour en chasser les sangsues en quête d’un repas facile (Thomas, en l’occurrence, qui plus tard en trouvera deux sur son mollet droit).
Après quelques dizaines de minutes de marche ponctuée d’enseignements sur la faune et la flore locale, nous arrivons sur une cascade splendide, nous offrant une vue assez imprenable sur les montagnes peryariennes.
12h30, nous rentrons enfin au bivouac pour déjeuner. Viens ensuite la balade en bateau sur le lac. Luxe ultime, nous n’avions pas besoin de ramer, notre guide ayant troqué ses tongues contre des pagaies qu’il magnait avec une dextérité sans pareil. Nos pérégrinations nous mènent tout droit sur… une cascade (oui oui, encore), mais d’une majesté inouïe.
De retour et fraichement débarqués, nous avalons le gouter avant de visiter le « musée » du Peryar, à savoir une salle ou s’entassent les os de pachydermes et autres buffles. L’interet est limité. Reste qu’un crane d’éléphant, ca en jette à balle et que ca aurait bien fait au Pibi…
16h30, l’heure du retour à la civilisation. Nous quittons notre guide pour retrouver notre chauffeur. Retour semblable à l’aller avec un épisode remarquable cependant, que nous allons vous conter maintenant.
« Le guide stoppa net le véhicule, son œil de lynx ayant repéré au terme de longs moments de recherche quelque animal rodant sur les cimes escarpées d’un mont boisé.
- Come here, come here, nous dit-il, fier de sa découverte.
- What did you see ? questionna Quentin.
- Deers on the mountain.
- Deers ? Deers... No, it’s okay, we’ve already seen earlier. You can drive us home. Thank you… »
Le résultat, c’est un compteur de la jeep entre 70km/h et 120km/h jusqu’à la guesthouse et un pauvre chien errant pas passé loin de passer outre tombe …


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