vendredi 14 août 2009

Luxe, calme et air conditionné


Céline au clavier pour un récapitulatif des faits. Premier flash back : le Red Light étant beaucoup trop champagne pour nous, nous sommes allés performer au Café des Sports.

On a quitté Mumbaï les bras chargés de Levis à 30 euros, bracelets, boucles d’oreilles et autres babioles pour nous envoler vers Chennaï (Madras), région du Tamil Nadu. Dominique, que nous avions préalablement décidé de prénommer Aldo (« In France, a friend is an aldo, so we will call you Aldo », tentera subtilement Kakou auprès de notre chauffeur, le tout au bout de 3 minutes) nous a tout de roses et de jasmin décorés pour nous accueillir à bord de son mini bus 11 places climatisé / sièges inclinables / musique locale à fond les ballons… le pied. On goutte enfin au luxe ; le Sud de l’Inde s’annonce bien. Domi maîtrise même 3 mots de Français, on est sous le charme. L’allégresse laisse place aux ronflements (quelle bande de grands enfants tout de même), je suis donc la seule à constater que notre chauffeur conduit bien à l’indienne : 1 dose de freinage, 10 doses de klaxons et 1 soupçon de dépassements improbables. Nous comprendrons un peu plus tard que le code de la route indien est fondé sur la loi du plus fort (comprenez : vélo puis rickshaw puis voiture puis minivan et enfin bus).


Dodo (ou pas) dans une guest house bien miteuse à Kanchipuram. Le lendemain matin, visite de 2 temples (parmi les 125 temples de cette ville, notez) puis d’un atelier de tissage de saris en soie. Nous nous essayons même au lancer d’aiguille dans le métier à tisser –sans grand succès- puis fuyons carrément devant les prix des saris. Nous nous arrêtons toutefois dans une échoppe à la recherche de la bande originale de Love Aaj Kal (cf. post précédent) et nous acquérons ainsi un DVD comportant 600 chansons indiennes. Nous cédons au bout de 10 minutes d’écoute, préférant le silence aux chants d’amour indiens… Direction Mamallapuram (65 kms de route) pour un hôtel avec piscine ; on l’a bien mérité. On lance une lessive commune, loin de se douter de la course à la chaussette jaunasse et à moitié mouillée qui nous attendra le jour suivant. Les charmes de l’Inde …

Nous goûtons à nos premiers poissons, crachons quelques flammes puis décidons de partir pour la mythique ferme de crocodiles. Les garçons mouillent leur tee-shirt en partant à vélo sous 35°C à 14h, les filles ont la sagesse (comprendre paresse) de s’y rendre en mini-bus climatisé.

Mi-croco, le fameux alligator qui avait égaré la partie supérieure de sa mâchoire, fut le clou du spectacle. Quelques crocodiles plus loin nous repartions vers la mer pour une petite baignade. Domi prenant au passage soin de nous indiquer que la baignade était interdite sur toute la côte, pas franchement agréable donc, et surtout frustrant, d’autant qu’après vérification rien ne nous empêchait de piquer une tête pepouze sur une plage de pêcheurs vierge au coucher du soleil. Dîner ensuite dans un restaurant qui donne sur la mer. Thème de la soirée : « battons-nous sur le programme des prochains jours », hé oui c’est ça aussi d’être un groupe ! Nos crânes s’en souviennent encore.


Vendredi nous visitons Arjuna’s Penance, temple représentant la descente de la vallée du Gange, sous une chaleur écrasante. Les sculptures de Shiva qui arrête l’eau avec ses cheveux et sa « boule de beurre », énorme caillou impossible à pousser posé sur une clairière (normal puisqu’en fait il est attaché au sol), étaient particulièrement impressionnants. Rafraîchissement dans la mer puis « rafraîchissement » dans la piscine à 32°C, déjeuner dans un café franco-indien parfait (je ne vous parle pas de mes jumbo-crevettes à 5 euros, vous risqueriez de verser une larme), et nous partons pour Pondichéry à 17h.

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