mercredi 26 août 2009

Epilogue

Ici Kakou aux platines pour clore le récit de notre petit mois de voyage passé en Inde. Au moment même ou j’écris ces lignes, je viens de passer une nuit des plus horribles puisque j’avais décidé d’arriver à 1h du matin pour un avion vers Calcutta décollant à 7h (pensant pouvoir dormir dans l’aéroport et surtout gérer bien en amont les potentiels soucis liés à la perte de passeport), mais ce que je n’avais pas anticipé c’est que l’aéroport ouvrait en réalité à 5h30 du matin…

Résultat, une nuit bien potache à dormir devant l’aéroport international entre des hordes d’indiens n’ayant aucune envie de fermer les yeux et encore moins leurs lèvres et surtout à quelques mètres d’ouvriers maniant leur perceuse jusqu’au bout de la nuit. Le pied. Je rassure tous ceux qui seraient susceptibles de s’inquiéter, je suis actuellement à bord de mon vol Chennai-Calcutta, et je découvrirai mon nouveau campus d’ici même pas deux heures. Cette aventure en Inde se termine donc puisque 6 d’entre nous rentrent dans leurs tanières respectives (enfin non pas vraiment toi Charles qui devra attendre encore 4 jours à Paris avant de regoûter aux plaisirs de Brigoode…) et que Céline s’envole vers Ahmedabad… Mais avant de sceller ce chapitre, revenons brièvement sur les évènements marquants des derniers jours.

Nous vous avions laissés à Kumily où les garçons avaient vécu une fort belle journée de trek tandis que les filles prenaient du bon temps, avec au programme massage, session shopping, tour en éléphant, combat de Kung-Fu et autre visite des rizières. Nous avons ainsi quitté cette ville le lendemain, la tête plein de bons souvenirs, direction Verkala, petite bourgade réputée pour sa plage et ses bars à l’ambiance festive. Ce fut l’occasion pour les 8 routards que nous sommes de passer une journée à flâner sur la plage, profiter du soleil et passer une très bonne soirée dans un bar qui fut en quelque sorte notre repère pendant 2 jours (l’happy hour « tous les cocktails à 1 euro » aidant). On notera également que la base de données photos a subitement augmenté durant cette soirée, phénomène sans doute pas étranger aux sessions shooting-photo de profil Facebook de deux jeunes demoiselles dont on taira le nom.






Rebelote le lendemain avec une nouvelle journée de détente marquée par la tentative de bodyboarding d’Etienne qui après une dure négociation avec le loueur voit sa planche de body se détacher du leash et se retrouve à nager sans planche dans une mer DECHAINEE au point que le jeune homme leve les mains en guise d’alerte et que des touristes sur la plage commencent à se dévêtir pour le sauver… Finalement, il rentre tranquillement à la nage et déverse sa colère en anglais sur le loueur et il faut avouer que c’est assez comique à observer.

Nous quittons cette charmante petite ville de Verkala après un petit restaurant italien des plus sympathiques où Celine nous offrit un sacré spectacle quand il s’agit de faire comprendre de façon légèrement véhémente au pauvre petit serveur que seafood est différent de fish. Direction Allepey où après avoir posé nos bagages dans une guest house originale constituée de cabanons avec salle de bain à l’air libre, nous filâmes à la plage où nous avons eu la très bonne surprise de découvrir une plage paradisiaque avec sable fin, cocotiers à perte de vue et mer à température parfaite. Cette après midi, déjà forte agréable fut s’il encore possible ensoleillée par un événement aussi inattendu que mémorable. Les garçons avaient ainsi décidé d’acheter un ballon de football pour occuper les quelques moments de flottement et c’est alors qu’un groupe de d’indiens taillés comme des bêtes (la preuve ci dessous) et plus nombreux décident de nous mettre au défi de les battre à ce sport décidemment universel. Après une ouverture du score malencontreuse (lob en aile de pigeon, véridique…), le collectif se met en marche et parvient à battre à 6 reprise le gardien adverse sans prendre de but. La défaite est sans appel pour les indiens qui manquaient à la fois de technique et de tactique. Tout cela se finit dans la bonne humeur et la sportivité. Un grand moment en somme même si on peut regretter le manque d’encouragement de la part des filles :)





Le lendemain fut une journée tout aussi incroyable même si on change de registre puisque nous avons la main à la poche pour nous payer une journée complète dans un houseboat (4 chambres grands confort, salon et 3 repas cuisinés sur le bateau) à naviguer dans les backwaters aux alentours de Allepey. Ce fut tout simplement splendide avec des paysages somptueux et de très bons moments partagés. Pour la petite histoire, nous sommes même tombés sur les deux françaises présentes à la soirée de Peter, dans un houseboat voisin. Ce fut probablement l’une des plus agréables journées passées en Inde ponctuée par une petite soirée où le seul point noir fut que Charles se prit la main dans le fan accroché au plafond au moment où il enlevait son tee shirt pour se joindre aux autres qui dansaient sur le ponton.. hehe (rien de très grave au final).






De retour à Allepey, nous retournons à cette fameuse plage où nous passons une après midi paisible sous un ciel plus couvert avec au programme footing pour les mecs stylés (ie Bil bil et oim) et jeu du chapeau (32 personnages et 8 proverbes à faire deviner puis à mimer) à 8 qui valait son pesant de cacahuètes rien que pour le mime du maintenant fameux « Attends moi pour le Rickshaw ! » (merci Pierco..)..




Nous voilà déjà le 24 aout et il est temps de rejoindre Fort Kotchi pour une dernière journée épique. Après une matinée de visite dont l’intérêt était selon moi corrélé à la hauteur de leur prix d’entrée (Dutch Palace à 2 roupils par exemple), nous avons enfin franchi le pas en ce qui concerne la moto en Inde. Enfin plus précisément seuls 2 d’entre nous louèrent une moto (Céline, ce qui provoqua l’étonnement du vendeur et Etienne qui nous bassinait depuis 2 semaines avec) et le reste se contenta d’un bon vieux scooter (c’est le cas de le dire). Résultat des courses : Etienne ne parvient pas à démarrer sa moto (alors que Baix avez réussi sans avoir son permis lui en Inde, Etienne, hein…) et seul Céline parade en moto dans les rues de Fort Kochi.



Enfin, jusqu’à ce que son moteur se noie et qu’elle doive abandonner à la sortie du ferry soit 20 minutes plus tard. Cela donnera une bonne excuse pour notre Anne Laure chérie de rentrer prendre un Black Masala Tea (No milk just sugar) avec Celine au petit salon de thé repéré le matin. Les 6 autres repartent à l’attaque et s’en suit une escalade de mésaventures commençant par Florence qui fait tomber un scooter garé, lors de son démarrage, Thomas qui croule sous son scooter sur le ferry, Romain qui tombe après un démarrage dans la gadoue, Charles qui prend un virage un peu large et qui manque de tomber dans le fossé, et le meilleur pour la fin, votre serviteur Gros Kak qui manque de perdre la vie quand il voit un camion se rabattre sur lui… La circulation indienne c’est aussi particulier. Au final, plus de peur que de mal et tout le monde garde de très bons souvenirs de cette virée dans les ruelles de Cochin, avec quelques passages ensablés dignes de l’Enduro du Touquet (...)… Après cette après midi éprouvante nous nous dirigeons vers un restaurant qui s’avera être pour la majorité d’entre nous le meilleur restaurant indien testé (l’addition l’a ressentit d’ailleurs), le tout dans une ambiance très bon enfant. J’ai alors quitté mes partenaires pour un ultime voyage qui comme vous le savez ne fut pas de tout repos.

J’aurai en tout cas personnellement passé 3 semaines formidables (même si on n’a pas vu d’hippocampes) et je souhaitais remercier les 7 ânes que vous êtes pour cette atterrissage en douceur dans la jungle indienne !!

Kakou

Flo


Céline

Romain


Anne Laure


Charles


Leji


Etienne

See you.

Vous pouvez maintenant éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale.




vendredi 21 août 2009

Le Trek

Pendant que les filles profitent de leur journee, avec au programme massage, acahat de moulte epices ballade en elephant, les garcons s aventurent donc dans la jungle indienne...


Mardi 18, 4h50. Quentin arrive en bus à Kumily. Le gérant de l’hotel passe le prendre à la gare routière en Hero Honda (best seller et plus stylée moto d’Inde, hyper pouissante).

5h00, lever pour les garçons, pour une journée de safari-treck dans le « tiger reserve of Peryar » . Autant dire que pour Quentin, la nuit a été légèrement écourtée…

Un jeep 7 places tout neuf nous attend devant notre guest house. Nous partons enfin pour une journée qui s’annonce pleine d’émotions.

Arrivés devant les portes du parc, nous attendons avec la dizaine d’autres 4X4 de touristes que notre chauffeur paye l’admission, puis nous pénétrons enfin dans l’antre mystérieuse et envoutante de la jungle indienne.

Le chemin vers notre point de ralliement est ponctué de brefs arrêts ou notre chauffeur tente de nous montrer, avec plus ou moins de succès les animaux qu’il aperçoit. Nous avons alors découvert les facultés extra-sensorielles des indiens qui voient un éléphant là ou il y a un buisson orange, ou encore une panthère noire à plusieurs kilomètres. Qui sait ? C’est peut être « the Sentinel » en fait. Notre patience est finalement largement récompensée lorsque passe à quelques encablures de nous, la patrouille des éléphants (oui oui, celle du livre de la jungle !), marchant au pas, avec flegme et nous ignorant presque.

9h, formalités administratives expédiées, le petit déjeuner nous est servi. Sans doute l’un des tous meilleurs, mi-continental, mi-indien. Pour ne rien gâcher, le cadre est magnifique : terrasse au bord d’un lac entouré de végétation luxuriante, le tout inondé d’une lumière matinale chaleureuse et réconfortante.

9h30, le guide nous est présenté. Il est petit, porte des tongues, et nous conseille de mettre des guêtres pour nous protéger des sangsues. Autant dire qu’il nous charrie…

C’est alors parti pour 3h de treck mémorable. Le guide sait ou il va, nous moins. Après quelques minutes, le groupe s’enfonce profondément dans la foret, ou des oiseaux sifflent d’étranges mélodies. On s’aperçoit très vite de l’utilité des guêtres, le guide sale nos chaussures pour en chasser les sangsues en quête d’un repas facile (Thomas, en l’occurrence, qui plus tard en trouvera deux sur son mollet droit).

Après quelques dizaines de minutes de marche ponctuée d’enseignements sur la faune et la flore locale, nous arrivons sur une cascade splendide, nous offrant une vue assez imprenable sur les montagnes peryariennes.


12h30, nous rentrons enfin au bivouac pour déjeuner. Viens ensuite la balade en bateau sur le lac. Luxe ultime, nous n’avions pas besoin de ramer, notre guide ayant troqué ses tongues contre des pagaies qu’il magnait avec une dextérité sans pareil. Nos pérégrinations nous mènent tout droit sur… une cascade (oui oui, encore), mais d’une majesté inouïe.

De retour et fraichement débarqués, nous avalons le gouter avant de visiter le « musée » du Peryar, à savoir une salle ou s’entassent les os de pachydermes et autres buffles. L’interet est limité. Reste qu’un crane d’éléphant, ca en jette à balle et que ca aurait bien fait au Pibi…

16h30, l’heure du retour à la civilisation. Nous quittons notre guide pour retrouver notre chauffeur. Retour semblable à l’aller avec un épisode remarquable cependant, que nous allons vous conter maintenant.

« Le guide stoppa net le véhicule, son œil de lynx ayant repéré au terme de longs moments de recherche quelque animal rodant sur les cimes escarpées d’un mont boisé.

- Come here, come here, nous dit-il, fier de sa découverte.

- What did you see ? questionna Quentin.

- Deers on the mountain.

- Deers ? Deers... No, it’s okay, we’ve already seen earlier. You can drive us home. Thank you… »

Le résultat, c’est un compteur de la jeep entre 70km/h et 120km/h jusqu’à la guesthouse et un pauvre chien errant pas passé loin de passer outre tombe …


lundi 17 août 2009

De Pondichery a Madurai...

A 21h nous trouvons le seul hôtel non complet : le Golden Shower (oui oui…). Nous finissons la soirée par des cocktails dans un bar en terrasse, où l’on rencontre Peter, indo-brésilien qui parle français. Bar en terrasse par ailleurs très sympathique, malgré l’impossibilité de commander des caipirinhas après 23h. on rentre ensuite a l’hotel, dont l’air conditionné est au premier abord un véritable luxe et un réel plaisir, permettant pour la première fois depuis bien longtemps de dormir sans mouiller les draps. Les garçons profitent de leur jacuzzi (ou plutôt de leur baignoire en coin en marbre noir) pour s’autoriser quelques bières avant de partir le lendemain vers une carrière reconditionnée en lac artificiel, en compagnie de notre nouvel ami Peter. Après quelques plongeons, nous nous rejoignons pour déguster un nirvana brownie fameux au Café. Le domino de rires, initié par Bilbil, s’écroule lorsqu’Etienne apprend que le thé qu’il a commandé lui sera servi 1h30 après, selon le sérieux serveur.



Le soir nous nous dirigeons vers le restaurant français de Pondichéry pour enfin regouter aux mets de notre bonne cuisine française (genau, genau). Autant dire que pour Anne-Laure, il s’agit là d’un aller simple au paradis, celle-ci hésitant presque à commander toute la carte du resto. Plus tard, les filles et Charles, un peu patraques, retournent à l’hotel tandis que les garçons retrouvent Peter pour une soirée que ce dernier a promis mémorable. Nous nous dirigeons donc vers un hôtel luxueux où est censé se dérouler la fête mais arrivés sur place, nous apprenons de la bouche de notre hôte que la fête avait du s’arrêter suite à une bagarre entre 400 personnes venant d’Auroville, un village tranquille proche de Pondichéry peuplé d’environ 800 habitants. Notre esprit logique nous fait rapidement comprendre qu’en réalité, aucune fête n’était prévue…

Plan B donc, nous nous dirigeons vers la piscine d’un de ses amis pour une soirée assez tranquille somme toute, durant laquelle nous rencontrons deux françaises venues également passer quelques semaines en Inde. Le retour assez tardif en revanche nous fait regretter le départ matinal prévu le lendemain vers Gongaikondacholapuram (et son fameux temple chola vivant) que nous atteignons sur le coup de midi après avoir laissé derrière nous Kakou (Quentin pour les non initiés), resté à Pondichéry pour régler ses problèmes administratifs, dus à sa belle kakounade quelques jours plus tôt, à savoir la perte de son passeport.... Bref, arrivée au temple a midi donc, et autant vous dire que le soleil de Gongai (petit raccourci hâtif pour m’éviter la longueur incommensurable du nom de cette bourgade, longueur que je viens par ailleurs de dépasser à travers l’explication de mon habile stratagème, mais qu’importe, revenons en aux faits…), ca fait travailler les glandes sudoripares…

Une fois la visite du temple (assez impressionnant de par sa situation géographique déroutante, i.e. « au milieu de nulle part ») on retourne au bus pour constater l’état de plus en plus critique d’Etienne, anéanti par une fièvre de cheval. On prend donc la route de Tanjore à la recherche d‘un hôpital ouvert un dimanche, et ca se révéle moins évident que prévu. Le premier, hôpital pour riches dont l’hygiène laisse déjà à désirer, n’ouvre qu’à 18h, il n’est que 15h… Dans le second, un médecin parano diagnostique à Etienne un H1N1 et lui prescrit une injection pour faire tomber la fièvre et nous demande pourquoi nous ne sommes pas déjà dans un avion vers la France. Bien heureusement, rien de grave n’est finalement décelé pour le jeune homme originaire du Mans et nous repartons sereins vers la ville de Madurai, sur la route de laquelle une pluie draconienne vient nous rendre compagnie.

Nous arrivons donc vers 21h dans un hôtel basique de la région et nous partons en direction du temple, où une procession est prévue une demi-heure plus tard. C’est avec une grande déception que nous apprenons sur place que le temple est fermé, mais celle-ci sera bien plus grande lorsque nous arrivons plus tard, sous la pluie, dans le seul restaurant proche de l’hôtel. Explication : une fois séchés et la commande passée, le serveur nous apprend avec un grand sourire qu’il serait impossible ce soir de déguster nos plats. C’est donc refroidi par le temps et par cette nouvelle, nous laissant le ventre vide, que nous retournons vers l’hôtel pour une nuit des plus bienvenues.

Le lendemain, nous avons rendez-vous avec un guide démarché par Domi, véritable sosie de Carlton (le cousin de Will Smith dans le Prince de BelAir), pour une visite du temple de Madurai. Malgré la multitude de temples visités jusqu’alors, nous restons émerveillés par la grandeur et la beauté de celui-ci, fraichement rénové et coloré, et dans lequel les icônes prennent réellement vie au contact des fidèles. C’est donc le cœur léger que nous repartons de Madurai en début d’après-midi, heureux de quitter cette ville étrangement vide d’intérêt mais dont le magnifique temple mérite amplement sa visite.

Désormais, nous fixons le cap vers Peryar pour un moment nature et détente. Arrivée prévue : Lundi 20h. Sur place, nous logeons dans un guest-house extrêmement bien tenue au gérant très sympathique, qui nous propose un treck le lendemain dans la jungle keralienne. Les garçons sautent sur l’occasion, les filles en revanche préfèrent massages, soins et marché aux épices pour remplir leur journée.






vendredi 14 août 2009

Luxe, calme et air conditionné


Céline au clavier pour un récapitulatif des faits. Premier flash back : le Red Light étant beaucoup trop champagne pour nous, nous sommes allés performer au Café des Sports.

On a quitté Mumbaï les bras chargés de Levis à 30 euros, bracelets, boucles d’oreilles et autres babioles pour nous envoler vers Chennaï (Madras), région du Tamil Nadu. Dominique, que nous avions préalablement décidé de prénommer Aldo (« In France, a friend is an aldo, so we will call you Aldo », tentera subtilement Kakou auprès de notre chauffeur, le tout au bout de 3 minutes) nous a tout de roses et de jasmin décorés pour nous accueillir à bord de son mini bus 11 places climatisé / sièges inclinables / musique locale à fond les ballons… le pied. On goutte enfin au luxe ; le Sud de l’Inde s’annonce bien. Domi maîtrise même 3 mots de Français, on est sous le charme. L’allégresse laisse place aux ronflements (quelle bande de grands enfants tout de même), je suis donc la seule à constater que notre chauffeur conduit bien à l’indienne : 1 dose de freinage, 10 doses de klaxons et 1 soupçon de dépassements improbables. Nous comprendrons un peu plus tard que le code de la route indien est fondé sur la loi du plus fort (comprenez : vélo puis rickshaw puis voiture puis minivan et enfin bus).


Dodo (ou pas) dans une guest house bien miteuse à Kanchipuram. Le lendemain matin, visite de 2 temples (parmi les 125 temples de cette ville, notez) puis d’un atelier de tissage de saris en soie. Nous nous essayons même au lancer d’aiguille dans le métier à tisser –sans grand succès- puis fuyons carrément devant les prix des saris. Nous nous arrêtons toutefois dans une échoppe à la recherche de la bande originale de Love Aaj Kal (cf. post précédent) et nous acquérons ainsi un DVD comportant 600 chansons indiennes. Nous cédons au bout de 10 minutes d’écoute, préférant le silence aux chants d’amour indiens… Direction Mamallapuram (65 kms de route) pour un hôtel avec piscine ; on l’a bien mérité. On lance une lessive commune, loin de se douter de la course à la chaussette jaunasse et à moitié mouillée qui nous attendra le jour suivant. Les charmes de l’Inde …

Nous goûtons à nos premiers poissons, crachons quelques flammes puis décidons de partir pour la mythique ferme de crocodiles. Les garçons mouillent leur tee-shirt en partant à vélo sous 35°C à 14h, les filles ont la sagesse (comprendre paresse) de s’y rendre en mini-bus climatisé.

Mi-croco, le fameux alligator qui avait égaré la partie supérieure de sa mâchoire, fut le clou du spectacle. Quelques crocodiles plus loin nous repartions vers la mer pour une petite baignade. Domi prenant au passage soin de nous indiquer que la baignade était interdite sur toute la côte, pas franchement agréable donc, et surtout frustrant, d’autant qu’après vérification rien ne nous empêchait de piquer une tête pepouze sur une plage de pêcheurs vierge au coucher du soleil. Dîner ensuite dans un restaurant qui donne sur la mer. Thème de la soirée : « battons-nous sur le programme des prochains jours », hé oui c’est ça aussi d’être un groupe ! Nos crânes s’en souviennent encore.


Vendredi nous visitons Arjuna’s Penance, temple représentant la descente de la vallée du Gange, sous une chaleur écrasante. Les sculptures de Shiva qui arrête l’eau avec ses cheveux et sa « boule de beurre », énorme caillou impossible à pousser posé sur une clairière (normal puisqu’en fait il est attaché au sol), étaient particulièrement impressionnants. Rafraîchissement dans la mer puis « rafraîchissement » dans la piscine à 32°C, déjeuner dans un café franco-indien parfait (je ne vous parle pas de mes jumbo-crevettes à 5 euros, vous risqueriez de verser une larme), et nous partons pour Pondichéry à 17h.

mardi 11 août 2009

En route vers Mumbai

Nous prenons enfin quelques instants de répit pour vous narrer nos dernières aventures.

Revenons 6 jours en arrière : toujours à Udaipur, nous nous lançons, au cours de ce 2e jour dans la ville, dans une petite balade à vélo autour des lacs. Celle-ci est très agréable, bien qu'un peu éreintante pour certains, alors que la caravane du tour a du intervenir à plusieurs reprises pour venir en aide a Etienne, bien trop impétueux lors de ces 3 heures de sport.


Dans la soirée, nous assistons a un spectacle de danse folklorique locale et de marionnettes, après une dernière balade dans la ville. Appréciable pour certaines, blasant pour les autres, il nous a toutefois permis un contact très coloré avec Udaipur, avant notre départ pour Jaipur.

Le train de nuit est une nouvelle fois notre moyen de transport privilégié pour rejoinde la capitale du Rajasthan.

Nous arrivons donc Jeudi 6 à 6 heures à la gare ou viennent nous récupérer nos hôtes, une fois écartés les divers rickshaws indiens se faisant passer pour eux. Nous accédons alors à notre nouvelle maison d'hôte, qui n'a alors jamais aussi bien porté son nom puisque nous nous retrouvons au milieu d'une famille indienne, où parents, belle-filles, frères et soeurs nous accueillent à bras ouverts.

Nous commençons notre visite de la ville par l'Observatoire, où un guide nous explique de façon assez brumeuse en franglais, les relations entre le 2e décan du Cancer et l'ascendant Gémeaux. Puis nous partons en direction du cinéma, supposé être le plus beau de l'Inde (et vérifié une fois à l'intérieur) pour assister à un film, désormais culte à nos yeux, j'ai cité "Love Aaj Kal", contant l'histoire d'un amour étriqué entre un Indien superstylé et une indienne...superstylée aussi, entrecoupée de chansons et chorégraphies à faire pâlir Kamel Ouali. Regardez plutot, on ne vous ment pas


Le soir nous rentrons dans notre guesthouse, où notre hôtesse, Priti, nous prépare un délicieux thali, agrémenté d'un dodu cresson. Plus tard, les filles sont invités à se vêtir de la tenue locale, le sari, et s'orner de bijoux pour un moment très convivial. Les garçons, eux, sont invités à rejoindre le toit pour y goûter un (voire plusieurs) verres du whisky local pour un moment... très convivial. Les filles nous rejoignent par la suite et nous commençons à nous attacher à cette famille très sympathique. Le départ du lendemain pour Mumbai est aussi emprunt d'émotion lorsque nous nous séparons, seulement 24 heures après notre première rencontre.


La jeep de M P (frère de Priti) nous emmène à l'aéroport de Jaipur au tout récent et pimpant terminal 2 (ressemblant plus ou moins a un théâtre tout affublé de rideaux rouges qu'il est) pour prendre le vol intérieur Jaipur - Bombay, ville dans laquelle nous sommes supposés retrouver nos trois nouveaux compères Kakou, bilbil et la courj. Nous voilà donc dans l'aéroport de Jaipur, attendant notre avion Spice Jet, compagnie dont le nom, au delà de sa sonorité plutôt sympathique, ne donne pas particulièrement confiance... Bref, le temps d'acheter un snickers et nous voilà dans l'avion. Vol plus ou moins mouvementé, quelques turbulences à déclarer, et nous voilà à Bombay.

Bombay...

Une fois un pied au sol, nous sommes agressés par des chauffeurs de taxi voulant nous faire payer les yeux de la tête pour rejoindre la gare de Victoria Station à une trentaine de kilomètres au sud. Ayant constaté qu'une véritable mafia prospérait au sein de la profession, nous optons finalement pour les prepaid taxis (comprendre officiels) qui nous proposent à notre grande surprise un prix inférieur à ceux proposés par les usurpateurs. Nous partons donc pour une heure de taxi à travers Bombay (Mumbai depuis 1995) et le moins que l'on puisse dire c'est que le voyage est instructif et dépaysant: immeubles délabrés, bidonvilles multiples (dont un particulièrement saisissant entre une rocade et un pipeline), pauvreté saisissante, et un contraste marqué avec les bâtiments coloniaux dont l'architecture est remarquable. la Victoria Station en est peut être le meilleur exemple avec les prince of Wales Museum. Nous attendons nos trois compagnons au Mc Donalds du coin, semblant être le lieu de rendez vous le plus simple. Trois mac Maharadjas après, nous les retrouvons et rejoignons en bons occidentaux le pizza hut de la rue suivante, pour assurer une transition en douceur à nos nouveaux compagnons.

Une fois engloutis nos veggie lovers et nos chicken supreme, nous prenons le train de nuit en sleeper class nous ammenant à Aurangabad, ville dénuée de tout charme, mais offrant de nombreux hôtels pratiques pour la visite des sites environnant, sites véritablement époustouflants. Pour ce que nous en savons à ce moment du voyage, ce sont des temples peints et sculptés dans la roche.

Une jeep nous récupère à la gare et nous emmènent dans un hôtel moisi que nous refusons, pour nous retrouver à l'hôtel Shree Maya, que nous avions repéré dans le routard. Les chambres sont sommaires, les sanitaires un brin limite, mais c'est l'Inde, il faut pas être trop exigeants et on commence à le savoir. Nous voilà partis pour deux jours de sites archéologiques impressionnants:

- Premier jour: visite des grottes d'Ajanta: une trentaine de grottes en fer à cheval surplombant une rivière presque asséchée, site abandonné pendant plus de mille ans et redécouvert en 1819 par les anglais lors d'une chasse au tigre. le site dégage une sérénité impressionnante. les peintures bien qu'en mauvais état pour la plupart laissent imaginer la magnificence des lieux lors de leur création. La journée se termine par la montée pour le moins sportive vers un panorama magnifique (ce qui permit à Romain de nous gratifier d'un célèbre "j'aime les panoramas... Celui ci est magnifique").
- Deuxième jour: visite des grottes d'Ellora. Nous effectuons d'abord un premier arrêt au fort de Daulatabad, impressionnante forteresse située sur une colline de plus de 200 mètres d'altitude. Une fois les remparts franchis, nous commençons la montée vers le palais au sommet de la colline. L'ascension nous fait emprunter des escaliers escarpés, des salles sombres remplies de chauve souris, et une fois arrivés au sommet dans la résidence d'été préférée d'Aurangzeb, fils du batisseur du Taj Mahal, la vue est splendide. mais nous n'avons que dix minutes pour rejoindre nos Rickshaws. Direction Ellora. sur le même principe que la veille, le site se compose d'une trentaine de grottes creusées dans la roche il y a plus de 2000 ans. Ce site est d'un intérêt particulier puisque les relogions hindous boudhistes et Jain sont représentées. Le clou de la visite restant indéniablement la grotte numéro 16: temple gigantesque et finement ciselé, orné de multiples sculptures dont les significations nous échappent. Seuls les éléphants sont reconnaissables. Bref, ce temple classé au patrimoine mondial de l'Unesco est le plus grand monolithe du monde; sa splendeur actuelle est impressionnante, d'autant plus si l'on prend en compte la charge de travail qu'a du représenter cet édifice. Des tonnes et des tonnes de pierres enlevées à la main pour un temple construit par le haut. Un des plus beaux monuments du pays, à n'en pas douter, peut-être plus impressionnant que la Taj Mahal.



Ces deux jours dans les grottes aux alentours d'Aurangabad nous auront permis de diner par deux fois au Food Wala's Tandoor Restaurant, plus communément appelé "le roi du chicken", ou nous avons passé deux agréables repas agrémentés de special tea, ou plus sincèrement de Kingfisher, biere locale aux vertus euphorisantes indéniables. Il convient de mentionner la presence ces deux soir d'un serveur particulierement souriant et à l'allure dénotant d'une stupidité accrue. serveur n'hésitant par ailleurs pas à nous inonder d'innombrables "OOO kayyyyyy" indescriptibles, qui lui servaient de réponse à chacune de nos questions. deux soirées sympas dans une ville inutile en somme, et dont le mega mall nous a permis de constater, s'il en était encore besoin, l'indigence du pays. Au moment d'acheter des gateaux pour notre voyage en train nocturne, notre choix s'est porté sur les "Tigers", biscuits à la physionomie de speculos, mais dont le goût s'approchait plus des petits beurres, quoiqu'on eut pu le rapprocher du gout des biscuits princes si l'on enlève le chocolat. Mais c'est pas evident evident a remarquer...


Bref on prend le train a 23h20... 0H20 en fait vu que le train avait une heure de retard, et on part vers Bombay dans un wagon sleeper class ou des familles entières se dispatchent entre nos sieges et s'assoient sur nos pieds, nos coudes, ou meme à deux doigts de nos têtes. Notre dernier voyage en train, mais pas le plus évident... ça ne va pas faire de mal de retrouver le TGV!

Arrivée donc à la victoria station et direction le quartier de Colaba où une rapide recherche d'hotels nous emmène à la Janata Guesthouse, hôtel miteux aux prix exorbitants pour l'Inde, mais c'est ce qu'il y a de moins cher à Bombay, nous vivrons donc parmi les blattes pendant deux nuits...

Une fois douchés, nous quittons notre hôtel pour visiter la ville, qui d'après le routard ne recèle que de peu de trésors. on longe la plage (comprendre un muret bordé par une eau grisatre et odorante) jusqu'à la Gate of India et au Taj Mahal hotel, et nous décidons ensuite d'aller au cinema, conquis par notre précédente expérience (le fantastique Love Aaj Kal et son heros Jay) et nous passons finalement trois heures devant un navet indien, ce qui revient à un quart de cornichon français, à savoir une bouse intersidérale... On ne nous y reprendra pas, le ciné, c'est fini!

Nous partons ensuite a pied vers le front de mer et une balade a travers les bazars de Bombay, ce qui constitue le highlight de notre journée, qui se poursuivra dans un bar de Bombay, pas incroyable, mais les bars ne courent pas les rues en Inde. Première nuit à la Janata guesthouse donc, et 12h plus tard on repart vers les jardins suspendus de Bombay, dont la visite sera suivie de celle de la maison de Gandhi, et d'une marche jusqu'a La Pointe et son étonnant village de Banganga, perdu entre les gratte-ciel délabrés et présentant quelques temples typiques autour d'un bassin sorti de nulle part.



Nous sommes actuellement dans un bar que l'on pourrait croire Parisien (leffes, burgers, cocktails et musique occidentale étant les principales caractéristiques du lieu) et nous nous apprêtons à rejoindre le Red Light, simili boite de nuit avant de rejoindre la Janata, et de visiter demain le Prince of Wales Museum. nous quitterons demain Bombay pour le Tamil Nadu et la seconde partie de notre voyage en Inde.

Bien à Vous,

Nous. (qui allons bien, et même très bien)


mardi 4 août 2009

Jodhpur - Ranakpur - Udaipur




Nous sommes actuellement a Udaipur, surnomee "la Venise de l'Orient", petite ville organisee autour de plusieurs lacs artificiels et entourees de montagnes a la vegetation luxuriante, lieu de repos agreable apres un voyage epique.



Revenons en arriere.




Notre deuxieme journee a Jodhpur fut principalement consacree a la visite des jardins de Mandore, ou les familles indiennes se rendent pour pique niquer et se baigner dans les cours d'eau. Un lieu particulierement colore grace au saris des meres de familles et offrant un climat particulierement agreable, ce fut en tout cas vrai le jour de notre passage.




Retour ensuite en rickshaw pour notre derniere soiree a Jodhpur ou nous avons dine au Mc Donald's en bons occidentaux, et ou nous avons pu tester le fameux Mac Maharadjah, on se passera d'y retourner...




Derniere nuit dans la belle guest house saji sanwri geree par la charmante et autoritaire Indu, nous ayant onlige a faire briller nos assietes et a nous resservir de son talli fait maison (comprendre "serieusement epice')




le lendemain matin, depart en bus pour ranakpur et son majestueux temple Jain (le plus impressionnant semble t il) perdu dans lq jungle et rappelant curieusement le palais du roi louis dans le livre de la jungle. Une merveille qui se merite, car les 6h de bus avec une place pour les jambes proche du neant ont fait du mal a certains organismes (personnellement, mes genoux m'en veulent encore). bus entierement bonde, avec l'allee centrale pleine et nos gros sacs a la place des pieds. Fort heureusement, le jeu en valait la chandelle.




Apres Ranakpur, nous reprenons le bus en grincant des dents vers Udaipur, ou nous arrivons trois heures plus tard et trouvons rapidement une guest house de la meilleure facture dans une ville semblant beaucoup plus riche (ou beaucoup moins pauvre) que nos precedents lieux de villegiature. nous logeons dans la haveli d'un certain Raju (the) qui nous sert le petit dejeuner le cuir chevelu orne d'une couche surnaturelle de henne, servant au final de teinture anti cheveux blancs.



Une fois prets, nous partons vers le city palace, principal attrait touristique d'Udaipur. nous avons choisi de prendre un guide francais, qui nous a appate en nous mentionnant la possibilite d'agrementer la visite de multiples blagues et autres calembours. C'etait plutot sympa sans etre aussi impressionnant que les sites visites precedemment.



l'apres midi s'est decomposee en la visite d'un jardin agreable, bucolique et reposant, si ce n'est par la presence derangeante de simili guepes ayant devore goulument les mollets de Romain et Charles (et ce en moins de 4 secondes). Mais n'ayez crainte, tout est rentre dans l'ordre.



Nous avons ensuite fait un tour en bateau sur le lac principal et pu ainsi admirer les temples et divers palais, dont certains situes au milieu meme du lac. lac qui pourtant etait asseche la semaine precedant notre arrivee, comme il l'est frequemment depuis 4 - 5 ans a cause de moussons parcimonieuses.


Seul bemol, cette journee s'est deroulee sans anne laure, victime d'une legere indisposition intestinale due a l'ingestion hasardeuse d'un egg curry.


Prochaine etape, Jaipur puis bombay.

Mickael keul pour CNN International

samedi 1 août 2009

les 5 compagnons au Pays des rois

En direct de Jodhpur ou nous sommes arrives ce matin a 5h en train de nuit, le moins qu'on puisse dire est que tout se passe bien.

Jaisalmer (avec son impressionante forteresse ocre et ses nombreux temples Jain) et Jodhpur ( avec un fort de gres rouge a la "majeste sans egale") sont deux villes tres colorees et tres sympathiques. Le harcelement des indiens se faisant moins virulent et le temps plus que clement (la mousson n'etant encore qu'un mythe pour nous) rendent encore plus appreciable notre sejour dans le Rajasthan (Pays des rois), malgre une pauvrete toujours aussi criante et des odeurs a la limite du supportable par endroits.





Le safari dans le desert du Thar a dos de dromadaires restera un bon souvenir malgre une nuit assez sablonneuse resummee en une simple equation : desert + vent + arraignolangouste = nuit compliquee!





Nous logeons pour deux nuits dans une guest house tres sympa apparemment connue uniquement des francais et nos deux jours a Jodhpur sont et resteront les deux plus tranquiles de notre passage dans le nord de l'Inde.


Nous visitons demain des jardins et des tombeaux royaux a Mandore, ancienne cite royale situee a 9 km au nord de Jodhpur. nous passerons motre apres midi dans les a priori magnifiques jardins ou les "jodhpuriens" ont pour habitude de pique niquer le dimanche.

L'ambiance et excellente, la nourriture l'est aussi. Tout le monde se porte au mieux si l'on oublie les egratignures benignes et les legers maux de ventre. Enfin, notre niveau de fatigue, bien que grandissant, nous permet d'apprecier tout ce que l'on voit et visite de maniere optimale!

A bientot pour la suite de nos aventures,

mmmmmmmh Chaaarles? au nom de nous tous!