A 21h nous trouvons le seul hôtel non complet : le Golden Shower (oui oui…). Nous finissons la soirée par des cocktails dans un bar en terrasse, où l’on rencontre Peter, indo-brésilien qui parle français. Bar en terrasse par ailleurs très sympathique, malgré l’impossibilité de commander des caipirinhas après 23h. on rentre ensuite a l’hotel, dont l’air conditionné est au premier abord un véritable luxe et un réel plaisir, permettant pour la première fois depuis bien longtemps de dormir sans mouiller les draps. Les garçons profitent de leur jacuzzi (ou plutôt de leur baignoire en coin en marbre noir) pour s’autoriser quelques bières avant de partir le lendemain vers une carrière reconditionnée en lac artificiel, en compagnie de notre nouvel ami Peter. Après quelques plongeons, nous nous rejoignons pour déguster un nirvana brownie fameux au Café. Le domino de rires, initié par Bilbil, s’écroule lorsqu’Etienne apprend que le thé qu’il a commandé lui sera servi 1h30 après, selon le sérieux serveur.
Le soir nous nous dirigeons vers le restaurant français de Pondichéry pour enfin regouter aux mets de notre bonne cuisine française (genau, genau). Autant dire que pour Anne-Laure, il s’agit là d’un aller simple au paradis, celle-ci hésitant presque à commander toute la carte du resto. Plus tard, les filles et Charles, un peu patraques, retournent à l’hotel tandis que les garçons retrouvent Peter pour une soirée que ce dernier a promis mémorable. Nous nous dirigeons donc vers un hôtel luxueux où est censé se dérouler la fête mais arrivés sur place, nous apprenons de la bouche de notre hôte que la fête avait du s’arrêter suite à une bagarre entre 400 personnes venant d’Auroville, un village tranquille proche de Pondichéry peuplé d’environ 800 habitants. Notre esprit logique nous fait rapidement comprendre qu’en réalité, aucune fête n’était prévue…
Plan B donc, nous nous dirigeons vers la piscine d’un de ses amis pour une soirée assez tranquille somme toute, durant laquelle nous rencontrons deux françaises venues également passer quelques semaines en Inde. Le retour assez tardif en revanche nous fait regretter le départ matinal prévu le lendemain vers Gongaikondacholapuram (et son fameux temple chola vivant) que nous atteignons sur le coup de midi après avoir laissé derrière nous Kakou (Quentin pour les non initiés), resté à Pondichéry pour régler ses problèmes administratifs, dus à sa belle kakounade quelques jours plus tôt, à savoir la perte de son passeport.... Bref, arrivée au temple a midi donc, et autant vous dire que le soleil de Gongai (petit raccourci hâtif pour m’éviter la longueur incommensurable du nom de cette bourgade, longueur que je viens par ailleurs de dépasser à travers l’explication de mon habile stratagème, mais qu’importe, revenons en aux faits…), ca fait travailler les glandes sudoripares…
Une fois la visite du temple (assez impressionnant de par sa situation géographique déroutante, i.e. « au milieu de nulle part ») on retourne au bus pour constater l’état de plus en plus critique d’Etienne, anéanti par une fièvre de cheval. On prend donc la route de Tanjore à la recherche d‘un hôpital ouvert un dimanche, et ca se révéle moins évident que prévu. Le premier, hôpital pour riches dont l’hygiène laisse déjà à désirer, n’ouvre qu’à 18h, il n’est que 15h… Dans le second, un médecin parano diagnostique à Etienne un H1N1 et lui prescrit une injection pour faire tomber la fièvre et nous demande pourquoi nous ne sommes pas déjà dans un avion vers la France. Bien heureusement, rien de grave n’est finalement décelé pour le jeune homme originaire du Mans et nous repartons sereins vers la ville de Madurai, sur la route de laquelle une pluie draconienne vient nous rendre compagnie.
Nous arrivons donc vers 21h dans un hôtel basique de la région et nous partons en direction du temple, où une procession est prévue une demi-heure plus tard. C’est avec une grande déception que nous apprenons sur place que le temple est fermé, mais celle-ci sera bien plus grande lorsque nous arrivons plus tard, sous la pluie, dans le seul restaurant proche de l’hôtel. Explication : une fois séchés et la commande passée, le serveur nous apprend avec un grand sourire qu’il serait impossible ce soir de déguster nos plats. C’est donc refroidi par le temps et par cette nouvelle, nous laissant le ventre vide, que nous retournons vers l’hôtel pour une nuit des plus bienvenues.
Le lendemain, nous avons rendez-vous avec un guide démarché par Domi, véritable sosie de Carlton (le cousin de Will Smith dans le Prince de BelAir), pour une visite du temple de Madurai. Malgré la multitude de temples visités jusqu’alors, nous restons émerveillés par la grandeur et la beauté de celui-ci, fraichement rénové et coloré, et dans lequel les icônes prennent réellement vie au contact des fidèles. C’est donc le cœur léger que nous repartons de Madurai en début d’après-midi, heureux de quitter cette ville étrangement vide d’intérêt mais dont le magnifique temple mérite amplement sa visite.
Désormais, nous fixons le cap vers Peryar pour un moment nature et détente. Arrivée prévue : Lundi 20h. Sur place, nous logeons dans un guest-house extrêmement bien tenue au gérant très sympathique, qui nous propose un treck le lendemain dans la jungle keralienne. Les garçons sautent sur l’occasion, les filles en revanche préfèrent massages, soins et marché aux épices pour remplir leur journée.

PUtain le SOSIE de Carlton !!
RépondreSupprimerKakounade! Très bon ce néologisme. Bon courage au jeune homme du Mans (pourquoi cette précision??).
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